Notre expérience à Mysore
Je choisis d'arriver au palais de Mysore juste avant la tombée du nuit, sans trop savoir à quoi m'attendre. Puis, d'un coup, les façades s'allument : des dizaines de milliers d'ampoules dessinent chaque dôme, chaque arche, chaque colonnade de cette résidence des Wodeyar, la dynastie qui a régné sur Mysore pendant des siècles. La foule qui m'entoure — surtout des familles indiennes venues en visite — pousse un petit murmure d'admiration collectif, et je comprends que ce moment précis, chaque soir, fait presque partie du rituel de la visite autant que le palais lui-même.
Le lendemain matin, j'entre à l'intérieur, cette fois en plein jour : les salles se succèdent, marbre, vitraux colorés, portes d'argent finement gravées, dans un mélange de styles hindou, moghol, gothique et rajpoute qui pourrait sembler chargé si l'ensemble n'était pas si cohérent. On me raconte que c'est ici, en octobre, que se joue la grande fête de Dasara : Mysore devient alors la « ville de la fête », avec un défilé d'éléphants caparaçonnés qui remonte les mêmes allées que je viens de parcourir en silence.
Je termine par la colline de Chamundi, à quelques kilomètres de la ville, où un escalier de plus de mille marches (que je préfère, ce jour-là, éviter en voiture) monte jusqu'au temple dédié à la déesse Chamundeshwari, protectrice de la dynastie. Du sommet, la ville de Mysore s'étale en contrebas, avec le palais qui brille déjà, minuscule, au loin — comme un dernier rappel de la soirée précédente.
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